Au revoir président, au revoir…
Pourtant, si le moment est venu de saluer le président Jean-Pierre Rivère, les supporters du Gym n’ont certainement pas l’impression d’avoir gagné au Loto. Ils ont plutôt les boules en imaginant que le président aurait pu faire un numéro supplémentaire pour boucler une quinzième année à la tête du club.
Hélas, le passionné de foot, qui se joue à 11, arrivé à la tête du club le 11 juillet 2011, a annoncé son départ ce 11 juillet 2025.
14 ans. Jour pour jour…
JPR a donc a choisi l’année où l’OGC Nice fête ses 120 ans d’existence pour quitter la scène footballistique à la fin de son mandat, le 20 août.
Inter : Avec lui, le Gym a grandi
Après 14 ans de vie commune pratiquement sans zone d’ombre.
L’union a été solennellement célébrée deux ans plus tard, lorsque le Gym quittait le Ray pour passer l’Allianz au doigt de ses fidèles. Pour le meilleur et pour le pire (incontestablement le 14 juillet 2016).
Les recettes supplémentaires et le capital de JPR dans la corbeille des mariés, l’OGC Nice, nourrisson de la Ligue 1 promis à la mort subie, était sauvé.
Il s’est ensuite attaqué à son antichambre : le bâtisseur a fait construire un centre de formation flambant neuf et des bases solides.
Et le petit Gym a fait sa croissance.
Puel, Favre, Galtier, Haise aujourd’hui. Les meilleurs entraîneurs se sont penchés sur le berceau des rouge et noir pour leur apprendre à marcher parmi les grands.
Ben Arfa, Balotelli, le président Rivère a réalisé davantage de choses pour les joueurs difficiles que tous les programmes de réinsertion réunis !
Assise financière et talents ont fait le reste…
Rappelons-nous : quand les supporters tremblaient chaque saison face à une éventuelle relégation, ils frissonnent aujourd’hui en espérant valider un billet pour la Ligue des Champions.
Travailleur infatigable, sérieux et respecté, Jean-Pierre Rivère est également parvenu à transformer les lettres de récrimination de la Ligue en lettres de noblesse.
Le club est maintenant écouté, entendu. Respecté, tout simplement.
Le Gym est arrivé à maturité…
Inter : Fabrice Bocquet au volant de la F1 rouge et noir
Il était donc temps pour son « tuteur légal » de lui lâcher la main.
De le laisser marcher sans être à ses côtés, même si JPR restera toujours proche de ses pas en championnat ou en Europe.
Aujourd’hui, l’institution est solide. Stable. Structurée. Compétitive. Ambitieuse.
L’OGC Nice est tout sauf en ruines : le départ de Jean-Pierre Rivère, ce n’est pas Babylone. Nice, désormais dans les bonnets M (Majuscules) du championnat, est dans le saint des saints.
A 68 ans le 2 septembre, le président avait besoin de respirer. Et le Gym change d’ère.
C’est désormais à Fabrice Bocquet de s’installer dans le siège présidentiel, au volant de cette Formule 1 rouge et noir de la Ligue 1. « Montez le volume, et rendez-vous au premier virage » : ce sera le week-end du 15 août, pour le départ de la course aux 34 étapes.
Enfin, Jean-Pierre Rivère a confirmé rester dans le stand niçois, à la présidence du fonds de dotation, à l’origine de plus de 500 actions sociétales par an au profit des plus démunis. Une très bonne nouvelle tant l’homme a un cœur énorme.
Malgré l’annonce de son départ, cette décision nous a redonné le sourire. JPR a encore gagné, lui qui affirmait le jour de la création de ce fonds : « On va se débrouiller pour donner le sourire à quelqu’un tous les jours, un enfant, une personne en détresse, peu importe ».
Au revoir président, et merci…

