Nous vivons tout de même une drôle d’époque…
Un âge où le vide fait le plein !
L’ère de rien…
Savoir cuire trois œufs au plat fait de vous le meilleur cuisinier, avant de multiplier les cauchemars en cuisine, M6 faisant ainsi le service après-vente d’une carrière gonflée sur la petite chaîne qui monte. Et si vous avez l’esprit aventurier, alors il n’est pas impossible de vous retrouver sur Pékin Express et de terminer par un mariage au premier regard. Vous voilà « star de la télé », prête à aller ensuite danser sur TF1.
Bref, il fut un temps où l’on improvisait. Aujourd’hui, on « s’improvise »…
Il suffit, par exemple, d’écrire deux phrases, et peu importe si elles sont bourrées de fautes d’orthographe, ce n’est pas ça l’essentiel, pour vous imaginer éditorialiste, suivi par des milliers de followers. Et pourtant, ce n’est pas abonné et blanc bonnet, loin s’en faut !
Et que dire des experts, qui se bousculent sur les chaînes d’info, peu importe le sujet pourvu qu’ils aient l’ivresse de la médiatisation ?
On tombe des nues mais, désormais, tout le monde se met à nu.
Là encore, il fut un temps où l’on visionnait les débats, aujourd’hui on filme les ébats. Sur les réseaux sociaux, pour gagner de l’argent, on ne sait plus à quel sein se vouer !
L’appauvrissement de notre société est à tous les étages.
Pour s’en convaincre, il suffit de constater avec quel talent une cheffe de parti politique a pris la pelle du 7 septembre quand on l’a interrogée sur le Général de Gaulle. Ou quand elle a déclaré « Je n’ai pas de souvenirs », à propos de François Mitterrand. Heureusement que les questions ne portaient pas sur les pharaons…
Finisher d’un triathlon
Aujourd’hui, tout est désormais possible. « On ose tout, et c’est à ca… »
Alors, n’en déplaise à Audiard (vous pouvez consulter Google si vous n’avez pas de souvenirs de lui), nous avons osé nous
Quand on a vu les meilleurs triathlètes de la planète fleurir dans les rues de Nice comme des pâquerettes au printemps, on a pensé que devenir nous-mêmes triathlètes étaient à portée de foulée, même si nous avons le physique d’un éléphant en surpoids.
Mais, on a envie de se mettre au régime triathon, de faire comme on aime, et de croquer trois épreuves pas comme les autres.
On a beaucoup réfléchi pour trouver trois disciplines à notre portée. Notre choix ? Débuter par une partie de pétanque, poursuivre avec un concours de belote, avec addition de points, et terminer par un festival de cannes sur la Promenade des Anglais pour déterminer qui remportera la palme de cette épreuve à la sauce niçoise.
In fine, peu importe les trois « sports », on pourra s’enorgueillir d’être finisher d’un triathlon sur nos réseaux sociaux. C’est ça aussi, faire illusion…

