Une fois la rentrée bouclée, ils ont été distribués aux écoles ayant accueilli plus d’élèves que prévu. Sur ces postes, deux ont été octroyés aux maternelles Mantega (Pessicart) et La Bornala (Madeleine). Explications…
Pour accompagner la rentrée et faire en sorte que chaque écolier trouve sa place en classe, s’est tenu, jeudi dernier, au rectorat de Nice, le comité spécial d’administration départemental (CSAD). Présidé par l’inspecteur d’académie des A.-M, Laurent Le Mercier, et réunissant les syndicats enseignants, ce comité a pour objectif de procéder aux derniers réglages. D’ouvrir des postes enseignants dans les écoles accueillant plus d’élèves que prévu, et, à l’inverse, d’en fermer là où les effectifs sont à la baisse.
Pour cela, l’inspecteur d’académie avait gardé en réserve sept postes enseignants sur les 28 octroyés pour la rentrée 2025. Et c’est cette réserve qui vient d’être distribuée sur fond d’une reprise des classes au large, très confortable. « Non seulement , il n’y a pas eu de fermeture de poste, mais en plus les effectifs scolaires sont en légère baisse : 71 000 écoliers sur les Alpes-Maritimes, c’est 700 élèves de moins par rapport à l’an dernier » quantifie Gilles Jean secrétaire départemental du SNUIpp, syndicat enseignant majoritaire dans le premier cycle.
Sur ces 7 postes distribués, deux ont été octroyés à des maternelles à Nice : celle de Mantega, quartier Pessicart et la maternelle La Bornala, quartier de La Madeleine, dont les effectifs dépassaient les 30 élèves par classe.
Les cinq autres ouvertures concernent : la maternelle Castillon 2 à Saint-Laurent-du-Var ; maternelle de Saint-Martin-du-Var; école élémentaire Delahaye à La Trinité ; école élémentaire de Châteauneuf-Villevieille et la maternelle Saint-Georges à Villeneuve-Loubet.
Baisse nationale
Amorcée l’an dernier dans les A.-M, cette décrue des effectifs se confirme à cette rentrée pour toucher les grandes villes du département, y compris Nice qui perd des élèves, « notamment en centre-ville ». Une première après des décennies de hausse de la démographie scolaire. « Cette baisse qui est nationale nous impacte moins fortement, relativise Gille Jean. Quant les Alpes-Maritimes perdent 700 élèves d’une rentrée à l’autre, d’autres départements en perdent des milliers. » D’où cette dotation enseignants confortable (28 postes) en forme de plan de rattrapage pour les écoles des A.-M afin de soigner le taux d’encadrement des élèves. « Grâce à cette dotation, la moyenne tourne à 23 écoliers par classe. C’est mieux que les années précédentes, estime Gille Jean, mais toujours en retard d’un point sur la moyenne nationale. »

