« Un voyou m’a volé la femme de ma vie, il m’a déshonoré, me disent mes amis. Mais j’m’en fous pas mal aujourd’hui, car, depuis, chaque nuit, je m’en vais voir les p’tites femmes de Pigalle ».
Je suis cocu, mais content… Enfin, difficile d’afficher son bonheur et sa fierté quand on porte des cornes aussi grosses que celles d’un bœuf alors qu’on se serait satisfait, en la matière, de rester grenouille.
Mais si la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe, la fable de l’adultère n’a pas vraiment de morale.
Et comme la première résolution de ceux qui mènent cette vie dissolue, ces Gérard Floque modernes, est de rester fidèles à leur infidélité, le marché s’est adapté à la demande.
Ainsi, les Love Hôtels débarquent à Paris, tout droit venus du Japon, où l’on préfère tromper que quitter, même si on ne peut plus « saké » le conjoint.
Au pays du Soleil Levant, on aime ceux qui couchent et l’on peut ainsi louer des chambres pour quelques yens « rieuses » qui se moquent de savoir ce qui se passera entre ces quatre murs.
Les Kamikazes du couple apprécient même le risque qui donne davantage de piment à leur vie sexuelle, même si, en rentrant à la maison, ils ne sont pas à l’abri d’un Pearl Harbor conjugal.
Mais bon, pour connaître la vérité, encore faut-il aller chercher l’époux dans la tête ou lui faire avouer ses penchants.
Justement, en termes de préférences, Love Hôtel propose l’alliance de tous les goûts, l’union de toutes les saveurs.
Pour ceux qui veulent donner un coup de fouet à leur vie sentimentale ? La chambre BDSM leur est réservée. Les passionnés de MMA ? La chambre « La Cage » leur fera mettre les gants pour un combat de haute tenue. Pour ceux qui apprécient l’exotisme, on leur conseillera les chambres « 1001 nuits », « Geisha » ou encore « Blue Bombay ».
Beaucoup de couleurs dans ces 50 nuances de gris… In fine, il ne manque qu’une seule chose : un cabinet d’avoués à proximité de ces Love Hôtels. A quand un « Love Avocat », avec une chambre « Divorce » à la clé ?

