Chaque vendredi, Nice24.fr vous propose de revenir sur les grands exploits de figures niçoises qui ont marqué le sport français. Attention : cette liste n’est pas exhaustive.
Un autre Niçois a brillé à Sydney. Mais si Laurent Sciarra a brûlé les planches du parquet australien, Jean-Noël Ferrari, lui, a connu un départ plus difficile au pays des kangourous.
Alors qu’il décolle de Nice avec l’étiquette de favori après son titre de champion du monde par équipes l’année précédente à Séoul, l’atterrissage ne se fait pas en douceur. « Il fait très froid pour des Jeux d’été », éclate-t-il de rire. Pourtant, ce sont ses adversaires qui tremblent. Jean-Noël n’a même pas le temps de se réchauffer qu’il atteint les demi-finales. Au point qu’il doit attendre 4 à 5 heures avant l’assaut fatal. Il perd d’une maudite touche pour le bronze.
« Je n’avais plus rien à perdre »
Alors, forcément, celui qu’on surnomme Enzo, débarque le 22 septembre 2000 avec un esprit de revanche pour la compétition par équipes.
Hélas, en finale, la France va mal. Très mal. La Chine mène 43 -40 quand il entre en piste après ses coéquipiers Brice Guyart, Patrice Lhôtellier, Lionel Plumenail.
Une mission impossible pour l’escrimeur. Mais impossible n’étant pas niçois, Enzo Ferrari déroule malgré la pression. « Finir représente un grand poids sur les épaules. Mais je n’avais plus rien à perdre. Alors, je me lance sans réfléchir ».
Ferrari touche. Encore et encore 44-44. La salle est bouillante. Ses supporters exultent. Il reste un dernier point à aller chercher. L’or est au bout…
Les deux tireurs se jettent. Touchent. Ôtent leur casque, persuadés de l’avoir emporté. Une attente interminable. Et puis, les juges donnent la victoire à Jean -Noël. Aux Bleus. « J’étais heureux, délivré. Je ne pensais plus à rien, sincèrement. Comme sur le podium d’ailleurs. Ça fait toujours plaisir, c’est toujours un immense honneur d’entendre la Marseillaise ».
Nissa la Bella résonnait aussi dans sa tête…


