Dans la grisaille qui a plané cette saison sur l’OGC Nice, un magnifique arc-en-ciel a percé lors du dernier mercato hivernal.
Prêté par Francfort, Wahi voulait prouver qu’il n’était pas une « saucisse » et s’est si bien adapté au pan-bagnat, qu’il fait partie aujourd’hui des grandes huiles de la Ligue 1.
Un immense sourire en bandoulière, l’heureux Elye recueille tous les suffrages. Celui qui a guidé le peuple niçois jusqu’au Stade de France et entend bien le mener également vers la terre promise du maintien est le Messie qui multiplie autant les buts que les pains aux adversaires.
A tel point que ses rivaux, parfois d’anciens coéquipiers, usent et abusent de provocations physiques ou orales afin de le rendre muet.
Ainsi, dimanche dernier, les tristes sirs Geronimo Rulli, Facundo Medina et Leonardo Balerdi comptaient bien transformer la prestation de l’ancien Marseillais, qu’ils considèrent comme un Judas, en chemin de croix.
Les trois Argentins, capables de faire passer Emiliano Martinez pour un poète, ont eu beau sortir la tronçonneuse, elle a eu l’effet d’un couteau édenté sur l’attaquant niçois.
En effet, jamais Elye ne s’est tenu à carreau face à cette triplette qui ne vaut pas tripette. D’ailleurs, Dimitri Payet aurait dû les prévenir, les désillusions, à l’OM, s’engloutissent au goulot et par longues gorgées face à l’OGC Nice.
Ainsi, les trois pieds nickelés ont tout de même essayé d’enrayer l’inextinguible soif de marquer du Niçois en ne voulant pas partager avec l’attaquant rouge et noir la gourde emmenée par leur soigneur.
Mais il était écrit qu’ils boiraient la bouteille jusqu’à la lie…
Le tonton flingueur
Sur le penalty accordé au Gym, le nommé Geronimo tentait bien lui briser l’espoir menu, menu, mais il ressemblait davantage à un bison pas très futé qu’à un taureau zélé.
Car il n’était pas venu au Vélodrome beurrer les sandwichs, le numéro 11 niçois.
Avec une magnifique Panenka, Wahi, renvoyait Rulli au terminus des prétentieux.
Il aurait dû s’en douter, le portier marseillais : les bons, ça ose tout et c’est même à ça qu’on les reconnaît…
Eh oui, on ne touche pas au Wahi, au risque de se faire éparpiller par petits bouts, façon puzzle par le tonton flingueur des défenses.
Il dynamite, disperse, ventile.
C’est l’heureux Elye…

