mer. 28 Oct. 2026
15.2 C
Nice
15.2 C
Nice
mercredi 28 octobre 2026

Nice et Apollinaire, un lien indissociable

TOUT AU LONG DE SON EXISTENCE, LA VILLE DE NICE OCCUPPERA UNE PLACE IMPORTANTE DANS LA VIE DU POÈTE ET ÉCRIVAIN GUILLAUME APOLLINAIRE…DE SES JEUNES ANNÉES AU COMMENCEMENT DE LA GRANDE GUERRE…

UNE JEUNESSE BOHÈME

Né Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandro Apollinare de Kostrowitzky, le futur Guillaume Apollinaire voit le jour à Rome le 25 août 1880, fils d’Angelica de Kostrowitzky et de père inconnu.

En 1887, avec sa mère et son demi-frère, il s’installe à Monaco où Angelica est arrêtée et fichée comme “femme galante” par la police, vraisemblablement parce qu’elle gagne sa vie comme entraîneuse de casino sous le nom d’Olga de Kostrowitzky. De 1888 à 1895, les deux frères
sont élèves au collège Saint-Charles de Monaco, où Guillaume devient ami avec René Dupuy, le futur écrivain René Dalize (qui périra en 1917 au Chemin des Dames, durant les combats de la Première Guerre Mondiale). Dès la classe de 6e, Guillaume s’essaie à l’écriture.

En 1896, après quelques mois au collège Stanislas de Cannes, Guillaume est scolarisé au lycée de Nice (le futur lycée Masséna) et il se lie avec Ange-Toussaint Luca, un jeune Corse qui restera son ami toute sa vie. Il écrit des poèmes sous le pseudonyme de Guillaume Macabre mais, en 1897, il échoue au baccalauréat et décide de ne pas se représenter. Lecteur assidu, il fréquente avec passion la bibliothèque de Nice et se rêve journaliste.

En 1899, la famille quitte Nice et s’installe d’abord à Aix-les-Bains puis Paris. C’est dans la capitale que Guillaume, qui fréquente la bibliothèque Mazarine et court les bouquinistes, trouve son pseudonyme définitif: Guillaume Apollinaire.

DE LABORIEUX DÉBUTS

De 1900 à 1908, Guillaume Apollinaire cumule emplois divers et travaux d’écriture. Il sert de “nègre” à l’avocat Esnard (qui publie le roman-feuilleton Que faire? dans Le Matin), collabore à un hebdomadaire satirique appelé Tabarin et publie ses premiers poèmes dans la revue La Grande France. Engagé ensuite comme précepteur de la fille d’une riche aristocrate allemande, il l’accompagne en Allemagne, un pays qui va lui inspirer poèmes, contes et articles.

Rentré en France, il va collaborer à l’hebdomadaire L’Européen, tandis que la Revue blanche publie plusieurs de ses contes. En 1903, en compagnie notamment d’Alfred Jarry, il crée sa propre revue, le Festin d’Ésope, qui disparaîtra au terme de 9 numéros… Entretemps, il gagne sa vie comme employé de banque. C’est durant ces années qu’il vivra une histoire d’amour avec Annie, la gouvernante de la famille allemande dont il était le précepteur… Elle finira par le quitter en lui brisant le coeur.

En 1907, il fait paraître Les onze mille Verges, sans nom d’auteur. L’un de ses amis, Louis de Gonzague Frick lui offre la possibilité de se faire publier dans La Phalange, dirigée par Jean Royère. Il tombe à nouveau amoureux, cette fois de l’artiste Marie Laurencin, et rédige des poèmes comme Le Brasier et Les Fiançailles.

VIVRE DE SA SEULE PLUME

En 1908, Apollinaire décide de renoncer à ses métiers annexes et de ne plus vivre que de ses écrits. Il passe un contrat avec La Bibliothèque des Curieux, tient une chronique dans La Phalange, donne des conférences et se fait connaître comme critique d’arts. L’année suivante, il fait paraître des poèmes comme La Chanson du mal aimé dans le Mercure de France et fait publier son premier livre, L’Enchanteur pourrissant.

En 1910, il est collabore à divers journaux et revues comme Paris-Journal, L’intransigeant ou La Démocratie sociale. A l’automne, son recueil de contes L’Hérésiarque et Cie manque de peu de recevoir le Prix Goncourt. En 1911, c’est la parution de son premier recueil poétique, Le Bestiaire du cortège d’Orphée puis la prison, puisque le poète est incarcéré à la Santé après avoir été accusé de complicité de vol dans l’affaire des statuettes dérobées au Louvre par son ami Géry Piéret. Durant son incarcération, il écrit plusieurs poèmes qui feront partie d’Alcools. Finalement mis hors de cause, il est libéré et fonde une nouvelle revue, Les Soirées de Paris, et poursuit ses travaux de critique d’art (il défend de la sorte le mouvement cubiste).

Au mois de juin 1912, Marie Laurencin le quitte et il écrit Le Pont Mirabeau. Un an après, il publie Alcools, le recueil de poèmes considéré alors comme le manifeste de la poésie moderne.

LA GUERRE ET CE QUI S’ENSUIT….

Le 1er août 1914, Apollinaire rentre précipitamment de Deauville et, le 10, il dépose une demande d’engagement volontaire assortie d’une demande de naturalisation. Celle-ci sera provisoirement rejetée. Au mois de septembre, alors qu’il séjourne à Nice depuis le début du mois, il rencontre Louise de Coligny-Châtillon, dont il s’éprend et à qui il envoie des poèmes (en la rebaptisant Lou).

Le 4 décembre, c’est dans notre ville qu’il renouvelle sa demande d’engagement et qu’il signe son engagement pour la durée de la guerre.

Deux jours plus tard, il arrive au 38e Régiment d’artillerie de Campagne de Nîmes. Il part ensuite pour le front de Champagne le 4 avril 1915. Dans le secteur des Hurlus, il participe à la seconde offensive de Champagne qui débute le 25 septembre, au cours de laquelle Blaise Cendrars perd son bras droit. En dépit de la guerre, il écrit dès qu’il le peut pour garder le moral et rester poète. On lui doit alors une abondante correspondance avec Lou, ses nombreux amis, et une jeune fille, Madeleine Pagès, qu’il a rencontré dans le train de Nice à Marseille au retour d’un rendez-vous avec Lou. Une fois sur le front, il lui envoie une carte, elle lui répond et ainsi, débute une correspondance enflammée qui aboutit en août à une demande en mariage. En novembre 1915, Apollinaire est transféré à sa demande dans l’infanterie, qui souffre terriblement des combats. Il entre au 96e régiment d’infanterie avec le grade de sous-lieutenant puis à Noël, il part pour Oran retrouver sa fiancée pour sa première permission.

Au mois d’août 1915, il commence à échanger des lettres avec une jeune poétesse de Montpellier, Jeanne-Yves Blanc, sa marraine de guerre. Ces lettres seront publiées en 1948.

En 1916, il est enfin naturalisé français par décret et, le 14 mars, il monte en ligne au Bois des Buttes, au sud-est du Chemin des Dames. Trois jours plus tard, il est blessé d’un éclat d’obus à la tempe droite. Transféré à Paris, il subit une trépanation destinée à retirer l’hématome causé par le choc de la blessure. Durant sa convalescence, pénible et douloureuse, il reçoit une citation à l’ordre du régiment et la Croix de guerre.

Au mois d’octobre, il publie un recueil de contes, le Poète assassiné.

En 1917, il reprend ses activités littéraires et journalistiques. C’est une année prolifique et il publie de très nombreux poèmes et écrit même un scénario de cinéma.

En 1918, il publie Caligrammes, sous-titré Poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916. Le 2 mai, il épouse Amélia Jacob, puis est promus lieutenant le 28 juillet.

Enfin, le 9 novembre 1918, il meurt après avoir contacté la grippe espagnole, à l’âge de 38 ans à peine…

Engagé pour la durée de la guerre, il est déclaré «Mort pour la France».

L'info en continu

Une affaire d’Etat : le scandale du XVe Corps (5e partie)

CINQUIÈME VOLET DE NOTRE HISTOIRE CONSACRÉE AU SCANDALE DU XVe CORPS D'ARMÉE, SURVENU AU COMMENCEMENT DE LA PREMIÈRE GUERRE...

Une affaire d’Etat : le scandale du XVe Corps (4e partie)

QUATRIÈME VOLET DE NOTRE HISTOIRE CONSACRÉE AU SCANDALE DU XVe CORPS D'ARMÉE, SURVENU AU COMMENCEMENT DE LA PREMIÈRE GUERRE...

Nice 24 vous souhaite un bon dimanche 20 septembre

Le temps sera ensoleillé du matin au soir. Les températures iront de 20 à 28 degrés. Nous fêterons les Davy.

Les illusionnistes du XXIe siècle !

Nous vivons tout de même une drôle d’époque… Un âge où le vide fait le plein ! L’ère de rien… Savoir cuire trois...

Nice 24 vous souhaite un bon samedi 19 septembre

Le temps sera plutôt ensoleillé, malgré quelques passages nuageux. Les températures iront de 20 à 26 degrés. Nous fêterons les Emilie.

Vous pourriez être intéressé...