Entre l’humour et l’humeur, il n’y a qu’une lettre mais qui fait les maux les plus longs. Et, avouons-le tout de suite, à l’heure où ces lignes ont été écrites, non seulement notre humeur était maussade mais le résultat de la finale de la Coupe de France n’était pas encore connu.
Maussade, car peu importe, en réalité, l’issue de cette rencontre, la survie de l’OGC Nice se jouera bel et bien mardi 26 et vendredi 29 mai.
Une dure lutte pour ne pas avaler la flûte, comme l’avait fait Reims la saison dernière face à Metz. La Lorraine que n’est pas parvenu à annexer Yehvann Diouf, ni avec le maillot rémois ni avec celui du Gym. Le football champagne avait viré à la piquette et les footballeurs rémois avaient bu la Coupe jusqu’à la lie, victorieux en finale mais relégués en Ligue 2 pendant que les Messins, pupilles pétillantes, célébraient leur remontée parmi l’élite.
Alors, les Niçois espèrent éviter la gueule de bois. Même sans la Coupe : peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse…
Mais comment faire trinquer les Verts quand on est incapable de battre Metz à domicile, dernier du championnat et plus mauvaise défense, et qu’on n’a plus enregistré de victoire à la maison en Ligue 1 depuis le 29 octobre 2025 ?
Comment souffler dans le ballon pour qu’enfin il tourne dans le bon sens et amène du positif ?
Comment sortir vainqueur de ce barrage ?
« Staying alive »
Premier élément de réponse, le mot « bagarre » étant l’anagramme de « barrage », les Aiglons savent ce qu’il leur reste à faire !
Deuxième élément de réponse, la superstition. Bien sûr, nombreux sont ceux qui font référence à 1997, dernier succès des rouge et noir en Coupe de France mais également année de la descente en deuxième division. Mais, de notre côté, nous préférons nous souvenir de 1990. Ce jour historique où, dans un stade du Ray en ébullition, le Gym avait renversé Strasbourg, pourtant vainqueur 3-1 à La Meineau à l’aller de ces barrages de descente, 6 buts à 0 avec un formidable quadruplé de Langers (El Haddaoui et Bocandé étaient les autres buteurs).
C’était un 29 mai ! La date du retour face à Saint-Etienne…
Alors, dans une semaine, nous aurons la fièvre du vendredi soir. Mais, comme disait John Travolta, qui a fait fureur à Cannes, « Staying alive ». « Rester vivant ! », voilà la seule chose qui importe !

