Jean Castex change de rail…
Avouons-le, on pensait que la RATP serait le terminus de l’ancien Premier ministre. On lui promettait métro, boulot… et dodo, mais pas du tout : le président de la République l’a aiguillé vers la SNCF.
Une autre gare, donc, pour l’homme à l’accent empli de cigales, qui s’est déjà mis au charbon afin que l’entreprise redevienne une des locomotives de l’industrie et de l’économie françaises.
Nous ne nous permettrons bien évidemment pas de guider le conducteur de la SNCF, tout juste lui glisserons-nous à son oreille un menu conseil : transformer le wagon-restaurant qui ne cesse de dérailler.
Sa nouvelle appellation d’origine non contrôlée ? Bistro TGV Inoui, mais une seule chose est inouïe, c’est l’addition que l’on devrait surtout appeler la multiplication.
Très cher, trop cher pour un restaurant étiolé…
Le club sandwich ? Avalé à très grande vitesse, seul son tarif reste en travers de la gorge. Et quand on l’a réglé, on nous dit « bienvenue au club ».
Quant au prix où l’on paie le café, on a l’impression que c’est Don Pedro, arrivé tout droit de Colombie au rythme de La Colegiala, qui va nous le servir !
« What else ? », nous direz-vous, nous voilà changés en clowns nés face à un public plié de rire et soulagé de voir qu’on s’est fait avoir nous aussi.
Même Philippe Etchebest doit bien rigoler. Car, dans le wagon-restaurant de la SNCF, le cauchemar ne se passe pas en cuisine… mais à la caisse.
Y a-t-il un SDS au volant ?
Voilà donc ce qui pourrait être la première mission de Jean Castex à la SNCF. Quant à sa dernière à la tête de la RATP, il n’est pas près de l’oublier.
On connaît, en effet, la lutte menée contre la fraude dans les transports en commun, mais contrairement aux habitudes, les policiers n’ont pas interpellé un homme sans ticket… mais sans permis.
Il était 5 heures du matin lorsque le chauffeur d’un bus de la ligne N13 s’était arrêté, comme à son habitude, au terminus de la gare Montparnasse pour boire un petit café durant sa pause. Mais il aurait fallu qu’il lise dans le marc pour imaginer ce qui allait se passer. En sortant de l’établissement, en effet, plus de bus !
Géolocalisé par le Centre de régulation et d’information voyageurs, le véhicule de douze tonnes était repéré et intercepté après avoir emprunté le périphérique.
Au volant ? Un SDS, inconnu des services de police et de justice, qui conduisait tranquillement en respectant le code de la route durant les 13 kilomètres qu’il venait de parcourir sans être inquiété et sans provoquer le moindre dégât.
La direction de la RATP, qui a porté plainte, a été surprise des capacités du voleur. Peut-être une prochaine embauche ? A moins que Jean Castex ne lui propose le poste de chef du wagon-restaurant du Bistro TGV Inoui…

