L’essence-même des économistes ne serait-elle pas de nous prendre pour des plombs ? C’est, en tout cas, ce que l’on peut penser au moment de faire le plein… On se prend un bon coup de pistolet !
Dans la station, sans service désormais, on a l’impression que nos veines se vident en même temps que notre réservoir se remplit. On voit couler l’or noir, qui n’a jamais autant bien porté son nom, on écoute le bruit des chiffres qui tournent au rythme de notre pouls, on touche les billets dans notre poche qui ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir et nous laisseront un goût amer. Il ne nous restera alors plus qu’à profiter de ces doux effluves désormais plus chers que le parfum Diesel pour faire le plein des sens.
A ce prix-là, ce n’est pas un tigre qu’on met dans le moteur mais la ménagerie tout entière !
L’automobiliste pense ainsi s’être fait rouler avant de rouler tout simplement. Conduire est, aujourd’hui, devenu quelque chose de raffiné. L’essence-même du luxe…

Le cocktail d’hydrocarbures de Cuba libre
A Cuba, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! Il y a le coût, bien sûr, mais aussi l’embargo américain qui privent les Cubains de carburant. Alors, ils ont fait fumer leur cigare pour trouver des solutions. Ainsi, Juan Carlos Pino a transformé sa vieille Polski Fiat de 1980 pour la faire fonctionner au charbon.
La mine réjouie, Pino, qui n’est pas un simple flic, a filé un bon coup de grisou à cet embargo grâce à son charbon, proche du gazogène.
Certains auront beau dire là où il y a le gazogène, il n’y a pas de plaisir – les performances de la voiture étant d’environ 70 km/h sur une cinquantaine de kilomètres – sa Fiat n’est ainsi plus immobilisée.
Bois, charbon… il faudra alors vider les greniers pour faire le plein !
Le Polonais qui casse le Code
Voilà une autre façon de faire des économies. Et pourtant, ce Polonais a déboursé quelque 1 800 euros pour – enfin – obtenir son Code de la route.
Des économies, même à ce prix, car il n’a pas fait de plein depuis 2017, ayant attendu neuf ans et 139 tentatives pour obtenir le précieux Sésame le 11 mars dernier. Le Code était pourtant sa priorité et il n’a jamais imaginé marquer le stop, même si le feu lui indiquait le rouge à chacun de ses essais. La raison ? Il utilisait, pour s’entraîner, des logiciels incomplets. Espérons, maintenant, qu’il n’obtiendra pas un zéro de conduite…

