Il est né le 6 mai 1758 à Nice. Premier duc de Rivoli et Prince d’Essling, il est surnommé par Napoléon Bonaparte « l’enfant chéri de la Victoire » en s’illustrant comme l’un des plus brillants généraux des guerres révolutionnaires et napoléoniennes. André Masséna né Andrea Massena est l’une des figures historiques les plus marquantes liées à la cité azuréenne. Enfant de Nice issu d’une famille modeste, il connaît une ascension remarquable en devenant général pendant la Révolution française, puis maréchal d’Empire. Baptisé en la cathédrale Sainte-Réparate, sa famille originaire du Piémont, installée depuis des siècles dans la vallée de la Vésubie, possède des terres à Levens.
« Décidé, brave, intrépide »
Il s’engage à 17 ans dans l’armée royale avant de gravir rapidement les échelons pendant la Révolution, période où son talent tactique se révèle pleinement. Il se distingue lors de campagnes majeures, notamment en Italie et en Suisse. Sa victoire décisive à la bataille de Zurich en 1799 contribue à sauver la France d’une invasion. Il devient ensuite maréchal d’Empire en 1804, preuve de la confiance que lui accorde Napoléon. André Masséna participe à plusieurs grandes batailles des guerres napoléoniennes, comme Austerlitz et Wagram. Cependant, sa carrière connaît des revers, notamment lors de la campagne du Portugal face aux forces britanniques dirigées par Wellington. Malgré ces difficultés, il reste une figure majeure de l’histoire militaire française. Son sens stratégique, son courage et sa capacité à commander en font l’un des plus brillants généraux de son époque. « Il était décidé, brave, intrépide, plein d’ambition et d’amour-propre, son caractère distinctif était l’opiniâtreté, il n’était jamais découragé […] au premier coup de canon, au milieu des boulets et des dangers, sa pensée acquérait de la force et de la clarté » dira Napoléon, à Sainte-Hélène.
Hommage dans l’espace public
Même si sa carrière le mène loin de sa ville natale, Nice reste au cœur de ses racines. Sa trajectoire exceptionnelle fait de lui un symbole de réussite. Son souvenir est inscrit durablement dans le paysage des Niçois au travers de la plus célèbre place de la ville, d’un lycée, d’une rue, d’un musée… portant son nom et participant ainsi à la mémoire collective. Enfin, la statue du maréchal Masséna inaugurée en 1869 et réalisée par le sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse, le représente dans une posture héroïque inspirée de ses exploits militaires. Initialement placée près de la place Masséna, elle se situe aujourd’hui au cœur de la Promenade du Paillon. Après une carrière exceptionnelle, André Masséna s’est éteint en 1817, à Paris. Pourtant, plus de deux siècles après sa mort, son nom continue de vivre car ici, il n’est pas seulement un personnage historique, il fait partie du quotidien.





