Deux salles, deux ambiances…
On peut avoir le même âge (ou presque) et agir de deux façons différentes. La preuve par… 80, avec ces deux dames, l’une japonaise, l’autre espagnole, face à des escrocs.
Commençons par la première…
Quel est l’alien qui unit cet octogénaire japonaise et ce prétendu astronaute ? L’escroc en combinaison affirmait que son vaisseau spatial avait été attaqué et qu’il avait besoin d’oxygène pour revenir sur terre. Cette dame, la tête dans la lune, lui a offert près de 6 000 euros, une bonne bouffée d’oxygène… sur le compte de cet arnaqueur en apesanteur. Et il ne manquait pas d’air, ce brouteur de l’espace, qui s’est fait passer autant pour un Appolon qu’un Appolo. Pour autant, ne jetons pas la pierre à cette Japonaise, ne la regardons pas comme une extraterrestre : pas besoin de vivre sur une autre planète, le cœur a ses raisons…
Et puis, 6 000 euros, c’est un petit don pour la dame, un grand bond pour son humanité.
C’est plutôt l’escroc qu’il faut montrer du doigt, lui qui « téléphone maison », en Afrique.
Les retraitées du Pays du soleil levant, elles, sont vraiment des cibles. Car cette histoire rappelle évidemment celle, trois ans plus tôt, d’une autre proie, de 65 ans, dépouillée de 3 400 euros par un prétendu cosmonaute russe bloqué dans l’espace, qui avait besoin d’argent pour revenir sur Terre et l’épouser.
Espérons, maintenant, que ces Japonaises averties ne fassent pas la rencontre du troisième – sale – type !
Prenons, maintenant, le cas de Montserrat Riera, habitante d’un petit village de Catalogne…
Montserrat a été victime d’une cabale. Pas cantatrice du tout, elle n’a pas cédé à la pression de ces cinq individus qui voulaient la faire chanter en squattant son appartement. De retour de vacances, cette octogénaire espagnole est entrée dans l’arène, ne voulant pas se laisser manger à leur sauce, même catalane.
Montserrat avait le bourdon, mais comptait bien rester la reine dans sa ruche. Mais comment faire partir les squatteurs dard-dard ? Comment chasser ceux qui lui avaient piqué son bien ?
L’idée lui est alors venue de lancer un nid de guêpes par la fenêtre, au grand dam de ces « frelons » des serrures, qui ont pris la porte, au grand soulagement de la dame âgée.
Oui mais voilà, les squatteurs ont pris la mouche. Considérant avoir été pris dans un véritable guêpier, ils ont déposé plainte. Et comme la maison de Montserrat est officiellement au nom de son fils Jordi, qui vit à Barcelone et possède un autre bien, aux yeux de la justice, il ne s’agit donc pas d’une résidence principale, ce qui empêche tout recours rapide.
Les squatteurs peuvent donc rester installés pendant des mois, tandis que Mme Riera, elle, se retrouve contrainte de loger ailleurs dans l’attente d’une décision judiciaire.
De nombreux habitants du village de l’octogénaire se sont rassemblés pour faire bouger les lois espagnoles, qui font le miel de ceux aimant butiner le bien des autres…

