Confortablement installés sur notre canapé rouge, après avoir assisté à l’arrivée sur les Champs-Élysées, on se prenait à penser : « Vivement dimanche » !
Car, avouons-le tout de go, nous sommes surtout des sportifs du dimanche, prêts à tous les efforts… télévisés. Mais, pour nous conforter, on peut affirmer haut et fort que le sport n’est pas toujours bon pour la santé.
Carreau sur le pointeur de tête
Par exemple, contrairement à la chanson de Darcelys et popularisée par Fernandel, une partie de pétanque, ça ne fait pas toujours plaisir.
Ainsi, en Seine-et Marne, un pétanquier, pas vraiment joyeux, a complètement perdu la boule quand son adversaire lui a annoncé le score de la partie en cours. Peut-être ce dernier était-il meilleur au tir qu’en calcul mental, toujours est-il que le premier, mécontent du décompte, a réussi un magnifique carreau… sur le crâne de son acolyte anonyme. Avant que l’histoire ne fasse couler beaucoup d’encre, c’est le sang qui s’est déversé sur la boule du malheureux. Bref, la doublette qui ne valait pas tripette, a été entendue par la police et l’agresseur, qui a trop poussé le cochonnet dans le maïs, devra désormais pointer… au commissariat.
J′suis bidon, j’suis bidon… Si tu me crois pas
Eh oui, le monde ne tourne pas vraiment rond…
Et, comme le chantait Souchon, J′suis bidon, j’suis bidon… Si tu me crois pas, Tar’ ta gueule !
Mais pas à la récré, à l’arrivée d’une course cycliste, qui a littéralement déraillé, le week-end dernier, à Salto, à proximité de Buenos Aires.
Le père d’un des inscrits, membre de l’équipe technique, a grimpé dans les tours quand un rival lui a bloqué la route. A-t-il pensé qu’il prenait son fils pour un coureur bidon ? Toujours est-il que, joignant le geste à la parole, il balançait un de ces récipients au visage du présomptueux.
Mais, loin de se démonter, ce dernier mettait pied à terre, espérant revêtir le maillot… à poings.
Le ravitaillement de coups était alors en route et le peloton de spectateurs « suçait la roue » des deux protagonistes, prenant le relai selon les affinités d’équipes.
Un contre-la-montre s’engageait alors pour calmer tout ce petit monde et les forces de l’ordre arrivaient au sprint pour que tous brandissent maillot et drapeau blancs.
On espère maintenant que l’arrivée du Tour de France femmes, à Nice, ne se termine pas dans les mêmes conditions. On observera tout cela depuis notre canapé avec une dernière réflexion : quel monde va-t-on laisser à Michel Drucker ?

