De l’humour à l’humeur, il n’y a qu’un pas. Une voyelle qu’on sonne à tout-va pour faire retentir sa colère, sa déception ou sa rage parfois. On ne passe pas de l’humeur à l’humour sans casser le e…
Alors, le début de ce Trait d’humour sera un peu teinté d’humeur.
Car le ballon ne tourne plus vraiment rond. Ses instances sont beaucoup trop carrées. Comment Jérôme Brisard a-t-il pu arrêter la rencontre Nice-Lyon à la 86e minute lorsque l’Allianz a scandé son message habituel à l’adresse d’une organisation terroriste ? Comment a-t-il pu, avec l’adhésion du délégué, imposer au speaker de demander le silence aux Niçois, qui n’ont jamais voulu se taire après l’attentat du 14 juillet 2016 ?
La réponse d’Anthony Gautier, patron des arbitres français ? « Les officiels ne peuvent pas connaître toutes les habitudes des supporters ou les contextes spécifiques à chaque stade ».
L’arbitre, qui a pourtant vécu sa première à l’Allianz en avril 2018 pour un Nice-Rennes, a-t-il vécu en Papouasie Nouvelle-Guinée depuis neuf ans ? Est-il resté cloîtré dans une yourte mongole ?
Alors, profitons de la nouvelle formule de l’émission désormais présentée par Laury Thilleman pour proposer un voyage en terre inconnue à Jérôme Brisard, et de partir ainsi à la rencontre du peuple nissart. Il pourra alors saisir les us et coutumes du peuple niçois, fier, résilient et attaché à ses racines. Saisir, pourquoi pas, la « Mentalita Nissarda » affichée par les Ultras sur la banderole du magnifique tifo inspiré des mots de Friedrich Nietzsche : « Cette lumière, ce ciel bleu, cette mer… c’est là que je respire, là que je pense librement ».
Aux Niçois qui mal y pense, l’arbitre constatera alors que le regard des autres peut parfois être faussé par des a priori. Qui sait, au moment de quitter la tribu niçoise, il aura peut-être les larmes aux yeux. Jérôme Brisard pourra alors citer Nietzsche lui aussi : « Connaître, c’est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts ».
A en perdre notre latin
Restant dans le monde du football, mais pour un sujet plus léger. Certains changent de nationalité comme de maillot de club. A en perdre leur identité pour eux, notre latin pour nous.
Et l’on arrive ainsi à des situations ubuesques. Ainsi on peut assister à des duels entre frères ennemis. C’est ce qui s’est passé entre Iñaki Williams, né en Espagne de parents ghanéens, sélectionnées à 17 reprises pour la Roja des moins de 17 ans, et une, en avril 2016, avec l’équipe A contre la Bosnie-Herzégovine. Iñaki a choisi de jouer désormais pour le Ghana et d’affronter au besoin son frère Nico, resté fidèle à l’Espagne, dont il est l’un des membres majeurs.
Kevin-Prince Boateng, à la recherche d’un trône, a également choisi le pays de son père, le Ghana, alors que son frère, Jérôme, a opté pour l’Allemagne.
Voilà pour les combats fratricides. Mais ces duels épiques pourraient également mettre aux prises un père et son fils, Zinedine Zidane, le 10 mythique et certainement futur sélectionneur des Bleus, et son fils Luca, gardien de but ayant décidé de porter les gants de l’Algérie. Difficile de s’y retrouver. Et encore moins lorsque les patronymes mettent davantage encore le doute.
Ainsi, Clément Lenglet n’est pas un Britannique, mais bel et bien un Français évoluant en Espagne. Robin Le Normand, lui, est un Français qui joue… en équipe d’Espagne. Le Normand est le gentil dauphin d’Aymeric Laporte, Français lui aussi, formant tous deux la charnière centrale de l’Espagne. En effet, Laporte est sorti de ses gonds car Deschamps ne lui donnait pas la clef en équipe de France. Voilà, nous avons remis les pendules à l’heure, n’oubliez pas de le faire cette nuit…

