Cette semaine, ce sont nos amies les bêtes qui ont défrayé la chronique, entre excès et escapades nocturnes titubantes.
Raton-buveur
Tu t’es vu quand t’as bu ? Ben non. Et il vaut mieux pas : le vulgaire tapis de salle de bain qui s’étale sur le sol des toilettes d’un magasin de spiritueux d’une ville de Virginie aux Etats-Unis n’est autre… qu’un raton-laveur en coma éthylique. « Oh le blaireau ! » se sont exclamés nombre de commentateurs acerbes sur les réseaux sociaux où la photo de l’animal, étendu sur le ventre, aussi imbibé qu’une serpillière a fait le tour du monde. Blaireau ? Raton-laveur, s’il vous plaît ! Raton-buveur, plus exactement. La bestiole, tombée d’un faux plafond du magasin pendant ses horaires de fermeture, a bu tout ce qu’elle trouvait sur son passage. Elle a raflé une bonne partie du stock de bouteilles de l’échoppe. Le raton-laveur s’est bourré la gueule, littéralement. Le lendemain, les gérants du magasin ont retrouvé l’animal complètement ivre, en train de cuver dans les toilettes. C’est un refuge spécialisé, le Hanover County Animal Protection & Shelter, qui a recueilli l’ivrogne à poils (oui, en plus), et l’a placé en cellule de dégrisement. Le temps qu’il reprenne ses esprits. Le raton laveur alcoolique s’en sort bien : aucune blessure, tout juste une légère gueule… de bois. Le refuge, devant la notoriété de l’histoire, a eu l’idée de faire fabriquer et commercialiser des mugs, t-shirts et pulls à l’effigie de « Trash Panda », nouveau surnom du raton laveur alcoolisé. Qui ne sait plus, du coup, s’il est un blaireau, un panda, ou un raton-laveur. Grâce à ces produits dérivés, il y a quelques jours, le refuge animalier avait récolté plus de 168 000 $, soit plus de 144 000 €. Une aubaine pour le refuge, qui a indiqué que cet argentservirait à financer des formations, des équipements, etc.
Le magasin dans lequel le raton laveur s’est introduit a, lui, imaginé trois cocktails inspirés de sa nuit de beuverie. Alors qu’est-ce qu’on vous sert ? Un Mojiton-laveur, un Gin Ratonic, ou encore une Margaraton ? Bref. Ceux qui, en termes de marketing, profitent des mésaventures du raton-laveur peuvent… boire un coup à sa santé ! Avec un peu plus de modération que lui, bien entendu.
Bibinefoc
« C’est ma tournée ! » Ce jour-là, dans un bar à bières artisanales de Richmond en Nouvelle-Zélande, les clients ont cru halluciner quand un bébé otarie a franchi les portes de l’établissement. « Mets-moi le même, s’il te plaît ! » auraient même entendu certains clients (dont le taux d’alcoolémie n’a certes pas été vérifié…) alors que la bestiole se dirigeait vers le bar. Si les plus lucides ont cru qu’ils avaient abusé sur le nombre de pintes ingurgitées, ils ne s’étaient pourtant pas trompés sur la nature du visiteur : il s’agissait bien d’une otarie… recherchée par les autorités ! En effet, signalée par le voisinage, les policiers et gardes forestiers cherchaient à la localiser. Quoi de plus normal alors, que de trouver refuge dans cet antre pour marins ? Quoi de plus naturel que d’aller chercher le réconfort auprès de vieux loups de mer qui ont de la bouteille ? Ceux-ci ont tenté d’amadouer l’animal en essayant de l’attraper avec des vêtements. « Otarés ! » aurait-elle rétorqué (selon une source proche des tireuses à bière). Après avoir jeté un œil sur la carte, sans doute déçue de trouver plus de boissons que de poissons, l’otarie a filé en cuisine. Cauchemar pour le personnel qui lui a trouvé un petit air d’Etchebest, moustaches oblige. Mais la palme de la plus paniquée est revenue à l’otarie elle-même, qui a fini par faire carpette sous un lave-vaisselle. Avant d’être récupérée par des gardes forestiers, qui ont relâché la désormais surnommé « bibinefoc » dans la nature. Le bar à bière en retire une maxime : Quand l’eau est tarie, il reste toujours de la bière…
Chat, chat, ouvre-moi
Dans le cha(t)pitre des animaux pas clairs qui dévalisent les magasins pendant la nuit, c’est un drôle de braqueur que les autorités ont découvert, il y a quelques jours dans une banque de la ville de Kusadasi en Turquie : un chat ! Le félin en goguette, sûrement en quête de croquettes plutôt que de pépettes, s’était laissé enfermer dans l’établissement. Au terme d’une rude demi-journée de sieste, lové quelque part dans un fauteuil, après avoir déjoué l’attention du personnel bien malgré lui, le chat s’est réveillé dans une agence déserte. Mais a surtout éveillé les alarmes de la banque, déclenchant l’intervention des forces de l’ordre. Quelle ne fut pas la surprise de ces dernières, lorsqu’elles ont découvert l’intrus, derrière les vitres de la banque, miaulant à gorge déployée, qui semblait les implorer de le faire sortir de cet endroit bruyant. Aussi incroyable que ça puisse paraître, ce « pattes nickelées » du cambriolage, a redonné du… crédit à la banque (un comble !). Car celle-ci en a profité pour communiquer sur l’efficacité de son dispositif de sécurité. Le chat, bonne patte, n’a pas été poursuivi par la justice. L’histoire ne dit pas si la récupération marketing de sa mésaventure lui a, ou pas, hérissé le poil…

