Même tirée par les cheveux de la diva, ne voyez aucune allusion au tube de Dalida et d’Alain Delon dans le titre de cet article. En mars 1955, un feu a bien éclaté dans une usine de l’Ariane où étaient confectionnés des bonbons au rez-de-chaussée et des chaussures aux étages supérieurs. Si les dégâts matériels ne furent pas négligeables, aucune victime ne fut à déplorer.

Quand un feu apporte de l’eau à notre moulin à paroles. Car présentement nous voilà précisément dans un ancien moulin agricole, reconverti en bâti industriel. Les faits se déroulent un 12 mars 1955, à l’Ariane. Le moulin abrite alors une fabrique de bonbons sur deux niveaux et sur deux autres, une manufacture de chaussures. L’histoire ne dit pas le nom de ces enseignes. Pour les chaussures, une piste nous a emmenés sur les traces d’une marque en vogue dans les années 50, le Talon d’Azur, mais rien d’avéré. Quoi qu’il en soit ce jour-là, un samedi après-midi, le site fonctionne a minima, seul l’effectif du chausseur s’affaire dans les lieux. Un des employés remarque soudain de la fumée qui s’échappe de la toiture. Les pompiers sont aussitôt appelés et prennent la situation en main. Tout le monde est évacué, sain et sauf.

Le Paillon à la rescousse
Si on entre dans les détails de l’opération, il faut parler de trois engins-pompe, d’un fourgon « électro-ventilateur » et de la proximité salutaire du Paillon qui va fournir aux secours de l’eau en quantité et à volonté. Jusqu’à trois mille litres d’eau ainsi déversés sur l’usine en flammes. Á ce rythme et grâce à la diligence de la brigade de pompiers conduite par le commandant Marcel Bruneton, les choses rentrent dans l’ordre. Autrement dit, le feu ne fait pas long feu ! Il est vite maîtrisé et éteint. Le bâtiment, lui, n’est pas entièrement détruit. Pour autant, les dégâts s’évalueront autour des cinquante millions de francs de l’époque.
Comme pour l’Hospice de Saint-Pons, le récit de l’incendie relaté ici doit beaucoup aux chroniques du Commandant des Sapeurs-Pompiers Alain Bertolo.


