Mangas, jeux vidéo, films d’animations, cosplay, séries de héros de l’espace nommées Goldorak, Albator, Dragon Ball Z et consorts… Bref, vous kiffez le made in Japan et comment le pays du Soleil Levant donne à votre soif d’imaginaire et d’évasion des euphories créatives venues de l’enfance et d’histoires aux récits fous, spectaculaires et homériques ? Alors l’association Manga Paradise est faite pour vous !
Ils et elles sont 118 membres actifs dans ses rangs mais plusieurs milliers de followers dans le sillage de son compte Instagram et de ses réseaux sociaux. Créée en 2021, l’association niçoise Manga Paradise réunit des passionnés de pop culture japonaise et fait le bonheur des 15/25 ans, son cœur de cible, même si elle ouvre volontiers ses portes à toutes les générations. « Notre état d’esprit, c’est l’inclusivité, tout le monde est bienvenu !, prône Lucas Protin, le président fondateur de l’association. Zéro prise de tête, on est là pour le fun, le rêve, pour partager des émotions autour de ce qui nous fait vibrer, à savoir cet inépuisable gisement de créativité en provenance du Japon et de ses démons et merveilles. La preuve que ça s’adresse à toutes les générations, ma grand-mère est fan ! » Lucas, lui, depuis tout petit kiffe ces esthétiques nippones qui ont surgi sur les écrans avec le Club Dorothée à la fin des années 80, dans un flux de programmes peuplés de dessins animés fort décriés à l’époque mais plébiscités par le public. Niçois, le vingtenaire n’était pas encore né au début de ce phénomène d’engouement, il appartient à la gen Z qui, à son tour, a repris le flambeau. « La France est le deuxième pays consommateur de mangas et de leurs dérivés après le Japon, rappelle Lucas Protin. Pour moi, tout a commencé dans les cours de récré en collectionnant des cartes Pokémon, puis j’ai goûté aux mangas. À mon entrée à l’IUT de Nice, dans le cadre de mes études, j’ai été amené à développer un projet. L’association Manga Paradise a vu le jour dans ce contexte… »

L’art du cosplay
La suite de l’aventure, c’est une quarantaine d’événements annuels à l’actif de l’association, organisés via des partenariats avec le soutien de la Ville de Nice, des salles de cinémas locales, des librairies spécialisées, et c’est tout un calendrier de rendez-vous conviviaux, festifs et ludiques qui en découlent. Le cosplay notamment, soit l’art de se costumer en se transformant en personnage de mangas ou de dessins animés (« animes »), est l’un des axes privilégiés de cette dynamique. « Il s’agit d’une discipline qui fait partie à part entière de l’ADN de l’association, souligne Lucas Protin. Ca s’apparente pour ainsi dire à une forme de prestation théâtralisée, comme si on défilait sur un catwalk (variante de podium et red carpet / note du rédacteur). Les participants viennent costumés à l’image de leur personnage fétiche. Les concours de cosplay sont très prisés… » Dans cette optique, héros de Demon Slayer, film tsunami qui a déferlé sur le box-office français en septembre dernier en pulvérisant des records d’entrée, Tanjuro a les faveurs du jeune « niçois-nippon ». Lequel s’est confectionné un look calqué sur son égérie qu’il adopte dans les grandes occasions et autres réjouissances de sa vie associative. À travers le cosplay et différentes animations qui se déroulent dans des cinémas, des centres commerciaux comme Cap 3000 ou des librairies, Manga Paradise entend ainsi rester fidèle à ses fondamentaux : « faire passer un message fort, donner envie de rêver et de s’amuser avec des univers de fantaisie, avec des personnages attachants, c’est pop et c’est fun ! L’expérience est profitable sur tous les plans », revendique Lucas Protin. Des plans, ce dernier en a bien d’autres en tête. À commencer par ouvrir à Nice un lieu culturel et divertissant où les « otaku » (fans de manga) et « japonishtas » (on vient d’inventer le mot sur le modèle de fashionistas) pourront se retrouver autour d’un verre, dans des espaces de lecture, pour des conférences ou des soirées de fête. Echéance 2027, s’est fixé le jeune homme pour concrétiser ce projet. Banzaï !
Petits plaisirs et grand cœur
Avant une soirée au Stockfish le 28 mars prochain avec DJ et une participation au festival Matsuri Sakura au Centre Universitaire Méditerranéen en avril, on retrouvera l’association lors du Téléthon, place Garibaldi, le 6 décembre. Avec d’autres associations souhaitant apporter leur contribution à cette cause, un stand a en effet été attribué à Manga Paradise, pour reverser le bénéfice de ses ventes de « pixel art » au profit de la recherche.
Association Manga Paradise compte Instagram : mangaparadise06
Pour rejoindre l’association, cotisation annuelle 20 euros


