Chaque vendredi, Nice24.fr vous propose de revenir sur les grands exploits de figures niçoises qui ont marqué le sport français. Attention : cette liste n’est pas exhaustive.
Le 29 août 2013, à Rio de Janeiro, Loïc Pietri entre dans l’histoire du judo français. Le Niçois décroche le titre de champion du monde dans la catégorie des moins de 81 kg, signant l’un des plus grands exploits de sa carrière, en battant en finale le redoutable Géorgien Avtandali Tchrikishvili. Il devient alors le premier Français sacré champion du monde dans cette catégorie depuis Frédéric Demontfaucon en 2001, mettant fin à douze années d’attente pour la France.
Cette consécration vient couronner une ascension rapide et maîtrisée. Formé au Pôle Espoirs de Nice, Loïc Pietri franchit les étapes à vive allure. Les titres nationaux s’accumulent, révélant un judoka au potentiel exceptionnel. En 2009, il intègre l’INSEP et rejoint l’Olympic Judo Nice, son club formateur, confirmant son ancrage local malgré des ambitions internationales.
L’année 2009 marque un tournant décisif dans sa carrière. En l’espace de quelques mois, Pietri réalise un triplé retentissant en devenant successivement champion de France, champion d’Europe et champion du monde juniors. Une performance qui ne laisse plus de doute : un nouveau talent majeur vient d’émerger sur la scène mondiale.
Son sacre planétaire de 2013 dépasse le simple cadre sportif. Il illustre la capacité des structures régionales à former des athlètes capables d’atteindre l’élite mondiale. Le parcours de Loïc Pietri devient une source d’inspiration pour toute une génération de jeunes judokas et pour de nombreux clubs français, bien au-delà de la Côte d’Azur.
Avec ses médailles obtenues en compétitions par équipes, son palmarès s’étoffe pour atteindre six médailles mondiales et six européennes. Une régularité au plus haut niveau qui l’installe durablement parmi les références du judo international.
Les années suivantes confirment cette constance. En 2014, Loïc Pietri remporte la médaille de bronze aux championnats du monde. En 2015, il monte sur la deuxième marche du podium mondial avec une médaille d’argent, poursuivant une carrière marquée par l’excellence et la longévité. Mais de nombreuses blessures vont le freiner. Après avoir mis fin à sa carrière en 2024, le voilà désormais entraîneur au Judo club de Monaco. Une suite presque logique pour ce petit-fils et fils de professeurs d’EPS.
Le nouveau dojo niçois du Ray, quartier qu’il habitait quand il était enfant, a été baptisé de son nom, lors de son inauguration en septembre dernier. Un hommage bien mérité qui a fortement ému notre champion, porteur de belles valeurs à travers l’enseignement de son sport.

